oct 292005
 

Nous sortons de la ville de Hanoï par la route N°1 en direction du sud. A un peu plus de 2 heures de route, la région de Ninh Binh, dite « Baie d’Halong terrestre », offre d’étonnant paysages d’estampe chinoise avec d’étranges pitons calcaires couverts de végération, des rochers enveloppés de brume humide, aux formes découpées ou s’accrochent temples et pagodes, dominant de paisibles rizières. Ce site d’une grande beauté a servi de décor au film « Indochine ».
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nov 012005
 

Pagode a pilier unique
Cette cinquième journée de notre voyage est consacrée à la visite de la ville de Hanoï. Notre hôtel est situé dans le quartier de Ba Dinh entre les grands lacs de l’ouest et le quartier des 36 corporations.
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nov 022005
 

Après une nuit de train, nous arrivons dans la région du centre, qui vient de subir la veille un typhon, ce qui est semble-t-il relativement courant par ici.
batons d'Encens
Nous découvrons donc les paysages de rizières inondées, puis à Hué les rues inondées et de nombreuses branches d’arbres à terre. Mais déjà tout le monde ici s’affaire à nettoyer et faire disparaitre toutes les traces du sinistre. A notre arrivée à l’hôtel, la rue devant l’hôtel est encore inondée et le courant électrique coupé.
Après le petit déjeuner et une douche rapide, nous partons pour les visites de la journée. Le fleuve Sông Hương le traverse et sépare la vieille ville au nord de la cité moderne au sud. Hué vit essentiellement de la pêche et du tourisme.
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nov 032005
 

Nous quittons Hué par la route et rejoignons Da Nang (en vietnamien Đà Nẵng), anciennement appelée Tourane pendant la colonisation française, sur l’estuaire de la rivière Han.
Vieille femme au cigare
C’est un port facile d’accès et bien abrité qui occupe une place importante dans les routes commerciales du Pacifique. Il exporte une bonne partie de la production agro-alimentaire du Viêt Nam, comme le poisson séché, le riz, le thé ou la sauce de poisson (nuoc mam). La ville possède également un aéroport international au quel nous reviendrons le lendemain pour prendre notre avion pour HoChiMing Ville.

A Da Nang, nous nous contenterons de visiter le musée Cham, qui va nous permettre d’entrevoir ce qu’était le Royaume de Champa à savoir un état de culture hindouiste qui exista dans la zone géographique centrale de l’actuel Viêt Nam entre les IIe et XVIIe siècles.
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nov 042005
 

Théatre Municipal
Après un court vol intérieur, nous atterissons à l’aéroport d’Hô-Chi-Minh-Ville (en vietnamien Thành Phố Hồ Chí Minh), anciennement Saïgon (la capitale de la Cochinchine de 1859 à 1954), la ville la plu speuplée du Viêt Nam devant la capitale Hanoï, avec plus de 8 millions d’habitants.

Mais au fait, doit-on dire Saigon ou Hô-Chi-Minh-Ville (HCM)? La question se pose. La ville a été débaptisée le 2 Juillet 1976 par le régime communiste de Hanoi pour rendre un hommage posthume au père de la réunification. Ses habitants ont toujours utilisé le nom de Saïgon, et celui-ci apparait sur la plupart des enseignes (sociétés, hotels) ainsi que sur les bus « Saigon-Hanoi ». HCM est employé dans les publications officielles et sur les billets d’avion bien que le code de l’aéroport international soit resté SGN…

La ville est divisée en 12 arrondissements ou quartiers (Quân). Le 1er arrondissement constitue le centre de la ville, et nous nous y rendons pour déposer nos bagages à notre hôtel situé sur Duong Dong Khoi entre le théatre municipal et la rivière.
Dès notre arrivée, nous percevons une ambiance différente de l’atmosphère surannée de Hanoï. Hô-Chi-Minh-Ville, que tout le monde ou presque appelle Saïgon semble saisie d’une frénésie économique, d’un bouillonnement et de changement à grande vitesse, sans doute pour oublier les années de blocus communiste de 1975 à 1991. Il faut dire que de part sa situation, 60% du commerce transite par Saïgon qui est devenu le 1er port pour toute la région Vietnam-Cambodge-Laos.
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nov 052005
 

Statue à l'entrée d'un temple CaodaïsteLe Delta du Mékong mérite son surnom de grenier à riz du Vietnam: avec seulement 12% de la surface du pays, il assure la totalité des besoins.
Après avoir pris leur source au Tibet oriental, irrigué la Chine, la Birmanie, avoir formé une frontière naturelle entre le Laos et la Thaïlande puis traversé le Cambodge, les eaux brunes chargées d’alluvions du Mékong se divisent en deux bras principaux reliés entre eux par un réseau inextricable de petits arroyos avant de se jeter dans la Mer de Chine du Sud. En venant de Saigon, la route s’arrête à My Tho, au delà de laquelle il faut traverser le fleuve en bac ou en barque. Un pont est en construction, mais il faut préciser que tout l’intérêt de la promenade est justement de naviguer sur les eaux de ce fleuve mythique!
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