Temple d’Hatchepsout

Ce temple construit en 1455 av JC, est unique et se distingue des autres temples que nous verrons en Egypte car il est en partie creusé dans le roc de la montagne thébaine à laquelle il s’adosse, et s’élève sur trois terrasses reliées par des rampes d’accès.


Avec un goût rare et une grande liberté d’esprit, l’architecte de la reine Hatchepsout utilisa les terrasses naturelles pour intégrer harmonieusement l’édifice dans le paysage en élevant des superposées, entourées en partie de colonnades, et unies par les rampes d’accès. Les lignes sont tellement pures qu’en arrivant sur le site on a l’impression de voir au loin une construction moderne.

Comme la plupart des temples funéraires, il a été construit du vivant de la reine Hatchepsout qui fut la seule femme pharaon. Déjà à cette époque, le machisme était de rigueur et tout fut fait pour la faire disparaître de l’histoire. Ainsi, en 1484 av J.C, hélas pour nous, la majorité des bas reliefs et tous les cartouches ont été martelés par le propre fils de la reine: Thoutmosis III prendra soin d’effacer toute trace de celle qui l’avait écarté du pouvoir. Le mystère règne encore sur ce qu’il advint de sa momie.

Le temple est construit sur le site de Deir el-Bahari situé sur la rive gauche du Nil face à la ville de Louxor. Le nom arabe de ce site (دير البحري;, dayr al-baḥrī, « le couvent du nord ») rappelle l’existence du couvent copte élevé dans ce lieu.
C’est ici qu’en Novembre 1997, 58 touristes avaient péris dans un véritable massacre, sauvagement abattus à la descente de leur bus par des militants islamistes, mais 10 ans plus tard et les efforts de l’office du tourisme Egyptien aidant, cette épisode semble désormais oublié.

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