De Audierne au Guilvinec

Nous continuons maintenant la route, souvent côtière, jusqu’au Guilvinec.

Audierne
La cité est une agréable station balnéaire, dont le charme tient tout autant à sa construction en escalier au-dessus de l’estuaire du Goyen et à ses ruelles étroites dans le quartier de l’église qu’à sa magnifique plage de sable fin de 1 500 mètres, qui s’étend jusqu’à la cale de Sainte-Evette où l’on embarque aussi pour l’île de Sein. Nous avons réussi à trouver un petit sentier qui nous a emmenés au cimetière de bateaux langoustiers de Locquéran (site classé).



Nous passons ensuite par Plouhinec voir l’allée couverte (3300 av JC)  et le joli petit port de Pors Poulhan, puis par Plonéour Lanvern où nous trouvons, à coté de l’église, une stèle gauloise (âge du fer, 300 à 200 ans av J.C.).

Calvaire de N-D de Tronoën

Depuis 1450, à coté de la chapelle Notre-Dame sur la commune de Saint-Jean-Trolimon, Tronoën est le doyen des grands calvaires bretons. Bible de pierre fondée sur les récits évangélique, l’œuvre magnifie les Enfances et la Passion du Christ, dans des tableaux qui, pour des raisons inconnues, ne se succèdent pas selon une stricte séquence chronologique, tout en se lisant dans le sens inverses des aiguilles d’une montre. Des étudiants passionnés nous ont aidés à lire dans le bon sens et interpréter ces bas-reliefs.

Pointe de Penmarc’h

Avancée de la terre dans l’océan, Penmarc’h offre tous les attraits de la mer. Côtes découpées, rochers écumants, plage de sable fin, petits ports pittoresques.
Le phare d’Eckmühl est une signalisation maritime classée monument historique depuis le 26 septembre 2005. Construit à Penmarc’h sur la pointe de Saint-Pierre, il fut édifié en l’honneur du prince d’Eckmühl, Louis Nicolas Davout.

En 1882, le gouvernement préconisait la modernisation de tous les phares le long des côtes. Les phares qui se trouvaient sur le village de Saint-Pierre comme la « Vieille Tour » et le « Phare de Penmarc’h » faisaient partie de ce projet de rénovation. Dès sa mise en marche en 1897, le nouveau phare est alimenté par l’électricité fournie par des alternateurs reliés à deux machines à vapeur de 12 chevaux. Ces deux machines ont été remplacées en 1910 par deux autres plus puissantes, mais à partir de 1929, le phare a été relié directement avec le réseau électrique de la ville de Saint-Pierre. Erigé surtout pour diriger les bateaux qui accostent la côte bretonne, célèbre pour sa dangerosité, le Phare d’Eckmühl était l’un des plus puissants au monde pendant les premières années de sa mise en service. Son éclat était visible jusqu’à 25 milles, l’émission de la lumière étant assurée par un système à deux optiques performant et très économique. Le phare est aussi équipé de système sonore pouvant être entendu jusqu’à 6 miles.
Le Phare d’Eckmühl suscite la fascination et demeure la première attraction du Pays Bigouden et il est classé cinquième site en Finistère en terme de visites.

Au pied du phare, l’association Papa Poydenot préserve la station de sauvetage de Saint-Pierre (1901), l’une des trois stations de sauvetage créées par la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Elle abrite le dernier canot de sauvetage à avirons en état de naviguer de toute la France! Classé monument historique, le 6 novembre 1992, le Papa Poydenot est cependant titulaire d’un titre de navigation, ce qui lui permet de participer aux fêtes maritimes locales.

Le Guilvinec
Coeur de la pêche artisanale française, Le Guilvinec est un grand port dans une pittoresque commune typique du Pays bigouden qui s’avance dans la mer, encadrée d’un côté par le port, de l’autre par ses plages. Les quais offrent un divertissement permanent. Nous assistons au retour des bateaux côtiers: un événement quotidien que nous ne pouvions pas manquer. Sous l’œil impatient des goélands, les marins viennent décharger leur pêche de langoustines et de poissons dans la criée.

Nous rejoignons Quimper pour la nuit.

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