Lorient Quiberon Auray

Dès notre arrivĂ©e Ă  Lorient hier en fin d’après-midi , la ville est devenue « ville morte », après la fermeture des commerces. Notre promenade en ville fut donc très courte. Aujourd’hui, nous prenons la route vers Vannes, avec le passage cotĂ© est  de la rade de Lorient et un bref arrĂŞt Ă  Port-Louis, ville fortifiĂ©e. L’après-midi, nous dĂ©couvrons la presqu’Ă®le de Quiberon avec sa cote sauvage, puis le site de Carnac, et enfin Auray avant d’arriver Ă  Vannes pour la nuit.

Lorient, de « soleil d’Orient », 1er navire mis en chantier en 1667 par la Compagnie des Indes, devient Lorient sous la RĂ©volution.

Lorient c’est la ville aux six ports : port militaire, port de plaisance, port de pĂŞche (le 2ème de France), port de commerce, port passager et l’ancienne Base de sous-marins.
Ville reconstruite après guerre, Lorient dispose aujourd’hui de tous les Ă©quipements d’une mĂ©tropole: citons l’universitĂ©, le stade du Moustoir, le Grand Théâtre…

Aujourd’hui Lorient continue son dĂ©veloppement, en particulier autour de la reconquĂŞte des sites militaires : le PĂ©ristyle accueille aujourd’hui TV Breizh et un pĂ´le Image, la base de sous-marins, reconvertie, intègre un pĂ´le « course au large » et la CitĂ© de la Voile Eric Tabarly.

Dans le port de plaisance, le navire « Thalassa », ancien navire ocĂ©anographique de l’IFREMER (Institut Français de Recherche et d’Exploitation de la Mer), a parcouru les mers du globe durant 36 annĂ©es pour Ă©tudier les mystères et les richesses des ocĂ©ans. Il est devenu un « espace dĂ©couverte de l’ocĂ©anologie.

Lorient est surtout connu pour son « festival interceltique », rendez-vous annuel aoûtien mondial des artistes celtes.

Port Louis
Sentinelle attentive à l’entrée de la rade de Lorient, Port-Louis s’appelait autrefois Blavet et son port fut fréquenté dès le Moyen Age par les bateaux sillonnant l’Atlantique et la mer du du Nord. En 1590, la cité est occupée par les Espagnols qui y construisent un fort, le fort de l’Aigle. L’occupation espagnole de Blavet dure 8 ans. En 1618, Blavet devient Port-Louis en l’honneur de Louis XIII qui ordonne l’agrandissement de la citadelle et la fortification de la ville. Peu à peu, l’activité commerciale de Port-Louis se déplace sur l’autre rive de la rade choisie comme site de la Compagnie des Indes.

Quiberon
Rattaché par son isthme à la Bretagne Sud, Quiberon est un lieu unique où se mêlent mer et nature, le charme breton avec ses villages, ses ports et ses mégalithes prouvant que la Presqu’île de Quiberon est occupée par les hommes depuis le Mésolithique, 5000 ans avant J.C.

PropriĂ©tĂ© du Conservatoire du littoral, la CĂ´te Sauvage est sans cesse harcelĂ©e par la mer et les vents. MĂŞme par temps calme, les vagues viennent se fracasser bruyamment sur les falaises escarpĂ©es, provoquant des jaillissements d’Ă©cume. L’Ă©rosion y a façonnĂ© d’innombrables criques, rĂ©cifs, grottes et arches qui ne se dĂ©voilent qu’Ă  marĂ©e basse. Les falaises sont couvertes d’un coussinet d’herbe rase oĂą fleurissent de petites fleurs roses : l’Ĺ“illet et l’armĂ©rie maritimes.

Pour dĂ©couvrir la CĂ´te Sauvage nous partons de la Pointe de Beg en Aud et son camp vĂ©nète, puis la Pointe du Percho dominĂ©e par les vestiges d’un poste de douanier. La route cĂ´tière, jalonnĂ©e de nombreuses aires de stationnement, et le sentier cĂ´tier nous permettent d’approcher la plage de Port Blanc et son arche, Port Bara et sa grotte visible Ă  marĂ©e basse, la pointe de Kervihan oĂą affleurent les fortifications d’un camp nĂ©olitique, la fontaine de Port KernĂ©, le Trou du souffleur, l’ancien Vivier et enfin, sur la pointe de Beg er Lann, ou « pointe de la lande ». Le château Turpault, manoir de style anglo-mĂ©diĂ©val fut construit en 1904 par un filateur de Cholet, Georges Turpault qui le baptisa d’abord le château de la mer.

Entre 1930 et 1939 et entre 1947 et 1957, Port Maria Ă©tait le premier port sardinier de France. Aujourd’hui, il est le principal port de pĂŞche de Quiberon. Il accueille plus de 150 bateaux de pĂŞche qui viennent quotidiennement dĂ©charger leurs poissons et crustacĂ©s en CriĂ©e. Des conserveries y sont encore actives, nous  faisons d’ailleurs une halte ravitaillement dans le magasin de celle de la « Belle Iloise ». Port Maria est aussi l’embarcadère pour Belle-Ă®le, Houat et HoĂ«dic .
La Pointe du Conguel, placĂ©e sous la protection du Conservatoire du Littoral , Ă  l’extrĂŞme sud-est de la Presqu’Ă®le, est un lieu privilĂ©giĂ© oĂą nous faisons une belle ballade.

Le goĂ©mon, très nombreux ici, Ă©tait ramassĂ©, sĂ©chĂ© puis brĂ»lĂ© dans les fours Ă  goĂ©mons toujours prĂ©sents . On pouvait en extraire la soude que l’on utilisait ensuite dans le verre ou dans la teinture.

Une table d’orientation permet de repĂ©rer les Ă®les, les plages et l’entrĂ©e du Golfe du Morbihan.

C’est la pĂ©riode des grandes marĂ©es et la marĂ©e basse dĂ©voile des rochers couverts de moules et d’huitres dont nous nous rĂ©galons sur place.

En finissant par port Haliguen, nous quittons la presqu’ile de Quiberon.

Nous voilĂ  Ă  Carnac, qui tire son nom de carn, mot commun Ă  toutes les langues celtiques qui dĂ©signe un tas de pierres. C’est en effet le lieu du mĂ©galithisme mondial, paradis des passionnĂ©s du genre.

L’endroit recèle dans un pĂ©rimètre de quelques kilomètres carrĂ©s la plus forte concentration de mĂ©galithes au monde. Quelques 3 871 pierres levĂ©es, menhirs ou peulvens selon l’ancienne appellation, rĂ©partis dans les quatre grands groupes d’alignements du MĂ©nec, de Kerzerho, de Kerlescan et de Kermario, très proches les uns des autres, auxquels on peut ajouter encore celui du Petit Menec qui comporte une centaine de pierres rĂ©parties sur huit rangĂ©es.
Les premières fouilles scientifiques organisĂ©es dans les annĂ©es 1860 par la SociĂ©tĂ© Polymathique du Morbihan ont permis de supposer, Ă  la vue du mobilier qui y fut dĂ©couvert, que les dolmens Ă  couloirs Ă©taient en rĂ©alitĂ© des sĂ©pultures, datant du nĂ©olithique, c’est-Ă -dire antĂ©rieur d’au moins 2 000 ans Ă  l’arrivĂ©e de « nos ancĂŞtres les Gaulois » !

Tout et son contraire a Ă©tĂ© dit sur les alignements: Royer de la Sauvagère, en 1755, y voyait les vestiges d’un camp romain, le Docteur Stukeley, en 1824, des restes de planchers ocĂ©aniques, des GI’s amĂ©ricains, en 1944, des lignes de dĂ©fenses antichars allemandes… et ils continuent Ă  faire couler beaucoup d’encre. Leurs constructeurs n’ayant pas laissĂ© davantage de traces Ă©crites que leurs successeurs celtiques, on dĂ©bat encore sur leur signification. La plus couramment admise aujourd’hui veut qu’ils aient Ă©tĂ© des temples astronomiques orientĂ©s dans le sens du lever du soleil au solstice d’hiver. Pour de nombreux auteurs comme Jacques Briard ou Gwenc’hlan Le ScouĂ©zec, Carnac aurait constituĂ© un grand centre religieux oĂą des foules immenses se rassemblaient pour cĂ©lĂ©brer des cultes saisonniers.

Parmi les sites de Carnac, il faut aussi voir le Tumulus Saint Michel, haut de 12m, long de 125m et large de 60m, le tumulus a Ă©tĂ© Ă©difiĂ© vers -4500. Sous cet amas de terre et de pierres ont Ă©tĂ© dĂ©couverts un dolmen, 2 chambres funĂ©raires, une quinzaine de coffres de pierre remplis d’ossements et nombres de haches, de poteries et de bijoux. Sur le tumulus,une chapelle, une croix du XVI et une table d’orientation qui permet d’interprĂ©ter le paysage qui s’offre Ă  perte de vue…

Avant de rejoindre Vannes, nous faisons ensuite un petit dĂ©tour pour dĂ©couvrir Auray: Dans une ria du Golfe du Morbihan, Ă  l’abri des vents, lĂ  oĂą rivière et mer se marient, sur le belvĂ©dère, ce fut d’abord un oppidum romain. Au XIIIe, les Ducs de Bretagne y bâtissent un pont, un port et un château forteresse. Deux quartiers voient ainsi le jour : le port, au pied de la forteresse, et la ville haute. La forteresse n’existe plus mais la ville a gardĂ© nombreux tĂ©moignages de cette Ă©poque. Les rampes du Loch permettent de rejoindre, par le pont du XIIIe, le magnifique port de St Goustan dont la vocation commerciale a laissĂ© place Ă  la plaisance.Saint-Goustan, port d'Auray.

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