Vannes

Nous passons deux jours à Vannes. Outre les promenades et visites en ville, évoquées ici, une demi journée fut consacrée à une « croisière » sur le Golfe du Morbihan (article précédant).

C’est ici que s’achèvera notre ballade bretonne: Dimanche, nous rentrons à Paris avec plein de beaux souvenirs !…



Vannes a une histoire de plus de 2000 ans. C’est à la fin du 1er siècle avant J.C. que les Romains fondent Darioritum. Tel est alors le nom de la cité, un centre prospère qui s’étend autour d’un vaste forum situé sur la colline de Boismoreau. De nombreux princes bretons en firent leur capitale, et c’est ici également que François 1er, roi de France, rencontre en août 1532, les états de Bretagne afin de conclure du traité d’union perpétuelle, rattachant la province au royaume.

Les remparts
En suivant la promenade des remparts, depuis la Porte Prison à l’est jusqu’à la Porte St Vincent au sud, on découvre les vestiges de la muraille gallo-romaine, une succession de portes fortifiées et de tours des XIVè et XVè siècles, dont la majestueuse tour du Connétable, un bastion classique…
Au pied des remparts, par la porte Calmont,  un lavoir du XIXè et les jardins de la Marle.

Intra-muros
La fin du Moyen Age est une époque de grande activité pour Vannes. Dès la fin du XIVè siècle, la cité devient lieu de résidence favori des Ducs de Bretagne qui logent au château de l’Hermine.
La ville accueille également la chambre des comptes.

Les Etats de Bretagne se réunissent fréquemment dans la salle de justice de la Cohue et, en 1485, le duc Pierre II y installe le Parlement de Bretagne. Situé au cœur de la ville close, le vaste bâtiment de la Cohue assure au Moyen Age la double fonction de marché couvert au rez-de-chaussée et de salle de justice à l’étage. Ces anciennes halles datent des XIIè/XIIIè siècles. C’est maintenant un centre d’expositions, notamment pour les collections du musée des beaux arts.

En face, s’élève la cathédrale Saint-Pierre maintes fois transformée. De l’édifice roman du XIIè siècle, il ne subsiste que la base de la tour nord percée de fines meurtrières. Au XVè siècle, alors que se développe le culte à saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol mort à Vannes en 1419 et enterré dans la cathédrale, les chanoines décident de reconstruire l’édifice. La nef et ses 10 chapelles latérales sont édifiées au XVè siècle, le transept au début du XVIè siècle. En 1536/1537, le chanoine Jean Daniélo fait élever la chapelle circulaire accolée au portail nord du sanctuaire. Dédiée au Saint-Sacrement, elle est considérée comme un petit joyau d’architecture de la Renaissance.
Cette rotonde abrite les reliques de saint Vincent Ferrier. La cathédrale est achevée au XVIIIè siècle, avec la réfection du chœur.

Le centre ville, c’est aussi des rues commerçantes animées, bordées de maisons à pans de bois dont certaines ont conservé les enseignes d’origine. Le marché, le samedi matin, est le pôle d’attraction de toute la région qui s’y donne rendez-vous.

Le port
Le Vannes historique, c’est également le quartier du Port, aujourd’hui dédié à la plaisance, avec ses immeubles du XIXè siècle formant de part et d’autre de la porte Saint-Vincent, l’hémicycle de la place Gambetta.

Saint-Patern
Une ballade dans le quartier Saint-Patern, site de l’antique Darioritum permet de prolonger la découverte du patrimoine historique de la ville. Ici le clocher de l’église domine d’autres maisons à colombages. Dédiée à l’un des premiers évêques, elle était l’une des sept étapes du pèlerinage du Tro Breiz (tour de Bretagne). Reconstruite au XVIIIè, l’église St Patern abrite un riche mobilier principalement composé de retables. C’est aujourd’hui un quartier animé, avec de nombreux bars et restaurants.

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