Nevez-Quimperlé

Nous voilà partis pour Lorient, et nous faisons notre première découverte de la journée à Nevez. Petit bourg agréable constitué d’une trentaine de hameaux authentiques, pays du granit et des « pierres debout », Nevez comptait encore en 1900 une centaine de tailleurs de pierres qui travaillaient sur la place de l’église. De nombreuses carrières étaient alors en activité le long de l’Aven et le granit façonné était chargé sur des bateaux qui remontaient la rivière. La commune possède de nombreux édifices de granit, mais les plus particuliers sont les clôtures et les maisons en pierres debout, mein zao en breton, uniques en France.

Rue des Mein-Zao, dans le bourg de Névez, à côté de l’office de tourisme, se situe la plus belle et la plus ancienne des clôtures en pierres debout. Les pierres debout, taillées dans un même bloc, mesuraient plus de 2 mètres de haut pour 30 cm à 50 cm de largeur ; elles étaient ajustées les unes aux autres pour former la façade des maisons, le toit étant, lui, recouvert de chaume. Au détour de petites routes de campagne, nombreuses sont les maisons témoins de cette spécificité architecturale de la fin du XVIIIe siècle, les deux hameaux les plus typiques étant Kercanic et Kerascoët.

Pont-Aven que nous avons visité entre deux averses est un des hauts lieux du tourisme breton, sur les bords de l’Aven, réputé dans le monde entier pour son école de peinture, la fameuse Ecole de Pont-Aven. Le charme et la douceur des paysages, la beauté de la lumière, ont amené de nombreux peintres dans la région, et parmi eux Paul Gauguin, dont le nom reste très fortement attaché à Pont-Aven. Pont-Aven fut également habitée par de grands noms de la culture bretonne, tels le chansonnier Théodore Botrel (La Paimpolaise) ou Xavier Grall, poète et journaliste, qui y finit ses jours. La ville, toujours dédiée aux arts, contient une trentaine de galeries de peinture autour du port et de la fameuse rivière aux 14 moulins à aube dont certains sont encore actifs. Mais Pont-Aven est également connue pour ses délicieuses galettes, les Traou Mad, délicieux biscuits riches en beurre… recette bretonne oblige !

Riec-sur-bélon
Riec-sur-Bélon est mondialement célèbre pour sa variété d’huître très plate, la bélon, On dit que Néron appréciait tellement cette variété d’huître qu’il s’en faisait livrer jusqu’à Rome ! Les huîtres ne naissent pas dans le Bélon, mais dans le Golfe du Morbihan ou dans la baie de Cancale ; au bout de 3 ans, elles arrivent dans le Bélon pour s’affiner et prendre leur goût particulier (de noisette paraît-il) dû au mélange d’eau douce et salée de la rivière. L’ostréiculture a évidemment modelé les paysages de Riec-sur-Bélon, et de nombreux petits ports ou de simples mouillages essaiment la commune, sur les rives du Bélon ou de l’Aven.

Quimperlé

Divisée en ville basse et ville haute,  Kemperle doit son nom au fait qu’elle est au confluent de deux rivières l’Isole et l’Ellé qui se joignent pour faire la Laïta et sertissent dans leurs griffes cette ville millénaire. Très belle petite cité où il fait bon flâner dans les ruelles médiévales avec leurs maisons en pans de bois, où sur les petits ponts enjambant les charmantes rivières. Quimperlé est une ville d’histoire !
Quimperlé, celle qu’on appelle aussi parfois le mont Saint-Michel de la terre, possède également de prestigieux monuments religieux. L’église Sainte-Croix l’un des plus beaux vestiges de l’art roman, fondé vers 1050. La crypte romane de Sainte Croix est toujours d’époque. l’église Notre-Dame, plus récente, est du XIIe.

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