19 novembre 2005
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5 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Vietnam , ajouter un commetaire

Le Delta du Mékong mérite son surnom de grenier à riz du Vietnam: avec seulement 12% de la surface du pays, il assure la totalité des besoins.
Après avoir pris leur source au Tibet oriental, irrigué la Chine, la Birmanie, avoir formé une frontière naturelle entre le Laos et la Thaïlande puis traversé le Cambodge, les eaux brunes chargées d’alluvions du Mékong se divisent en deux bras principaux reliés entre eux par un réseau inextricable de petits arroyos avant de se jeter dans la Mer de Chine du Sud. En venant de Saigon, la route s’arrête à My Tho, au delà de laquelle il faut traverser le fleuve en bac ou en barque. Un pont est en construction, mais il faut préciser que tout l’intérêt de la promenade est justement de naviguer sur les eaux de ce fleuve mythique!
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4 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Vietnam , ajouter un commetaire
Après un court vol intérieur, nous atterissons à l’aéroport d’Hô-Chi-Minh-Ville (en vietnamien Thành Phố Hồ Chí Minh), anciennement Saïgon (la capitale de la Cochinchine de 1859 à 1954), la ville la plu speuplée du Viêt Nam devant la capitale Hanoï, avec plus de 8 millions d’habitants.
Mais au fait, doit-on dire Saigon ou Hô-Chi-Minh-Ville (HCM)? La question se pose. La ville a été débaptisée le 2 Juillet 1976 par le régime communiste de Hanoi pour rendre un hommage posthume au père de la réunification. Ses habitants ont toujours utilisé le nom de Saïgon, et celui-ci apparait sur la plupart des enseignes (sociétés, hotels) ainsi que sur les bus “Saigon-Hanoi”. HCM est employé dans les publications officielles et sur les billets d’avion bien que le code de l’aéroport international soit resté SGN…
La ville est divisée en 12 arrondissements ou quartiers (Quân). Le 1er arrondissement constitue le centre de la ville, et nous nous y rendons pour déposer nos bagages à notre hôtel situé sur Duong Dong Khoi entre le théatre municipal et la rivière.
Dès notre arrivée, nous percevons une ambiance différente de l’atmosphère surannée de Hanoï. Hô-Chi-Minh-Ville, que tout le monde ou presque appelle Saïgon semble saisie d’une frénésie économique, d’un bouillonnement et de changement à grande vitesse, sans doute pour oublier les années de blocus communiste de 1975 à 1991. Il faut dire que de part sa situation, 60% du commerce transite par Saïgon qui est devenu le 1er port pour toute la région Vietnam-Cambodge-Laos.
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3 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Vietnam , ajouter un commetaire
Nous quittons Hué par la route et rejoignons Da Nang (en vietnamien Đà Nẵng), anciennement appelée Tourane pendant la colonisation française, sur l’estuaire de la rivière Han.
C’est un port facile d’accès et bien abrité qui occupe une place importante dans les routes commerciales du Pacifique. Il exporte une bonne partie de la production agro-alimentaire du Viêt Nam, comme le poisson séché, le riz, le thé ou la sauce de poisson (nuoc mam). La ville possède également un aéroport international au quel nous reviendrons le lendemain pour prendre notre avion pour HoChiMing Ville.
A Da Nang, nous nous contenterons de visiter le musée Cham, qui va nous permettre d’entrevoir ce qu’était le Royaume de Champa à savoir un état de culture hindouiste qui exista dans la zone géographique centrale de l’actuel Viêt Nam entre les IIe et XVIIe siècles.
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2 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Vietnam , 3commentaires
Après une nuit de train, nous arrivons dans la région du centre, qui vient de subir la veille un typhon, ce qui est semble-t-il relativement courant par ici.
Nous découvrons donc les paysages de rizières inondées, puis à Hué les rues inondées et de nombreuses branches d’arbres à terre. Mais déjà tout le monde ici s’affaire à nettoyer et faire disparaitre toutes les traces du sinistre. A notre arrivée à l’hôtel, la rue devant l’hôtel est encore inondée et le courant électrique coupé.
Après le petit déjeuner et une douche rapide, nous partons pour les visites de la journée. Le fleuve Sông Hương le traverse et sépare la vieille ville au nord de la cité moderne au sud. Hué vit essentiellement de la pêche et du tourisme.
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1 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Non classé , ajouter un commetaire
(origine du texte: Le Courrier du Vietnam Dimanche)
Il y a cent ans, alors que la rivière Tô Lich n’était pas encore remblayée comme de nos jours, le peuple de Hanoï avait l’habitude de se rassembler sur deux petits marchés sur le bord même de la rivière. L’un des marchés se trouvait auprès du temple Bach Ma, quartier de Ha Khâu (rue des Voiles actuelle), l’autre, le marché de Cau Dông, près de la rue des Tubercules.
En 1889, les autorités coloniales françaises de Hanoï fusionnaient les deux marchés en un seul, plus large, sur un terrain à découvert du quartier de Dong Xuan. De petites chaumières servaient d’emplacements aux marchands. Quiconque voulait commercer dans le marché devait payer un impôt. C’est pourquoi les gens préféraient vendre en dehors.
Un an plus tard, sur ce même lieu, on entamait la construction d’un local long de 52 m, haut de 19m, aéré, divisé en cinq secteurs, à châssis de fer, supports de piliers espacés, recouvert de tôles de zinc. On baptisa officiellement ce marché: Marché Dong Xuan. C’était alors le plus grand marché de Hanoi. Des murs ont ensuite été bâtis et consolidés, avec trois portes d’entrée et deux passages dont l’un vers la Rue des Tubercules, l’autre vers la Rue des Nattes. La façade en maçonnerie du marché se présentait sous forme de cinq arceaux réguliers, gracieux, donnant au marché une caractéristique architecturale familière aux gens de Hanoi.
Il y a cinquante ans, il existait sur une partie du marché Bac Qua actuel un atelier de tricotage, du nom de ” Le Page “, qui par la suite a fermé, transformé en terrain de football, puis peu à peu en marché. C’est le marché Bac Qua, qui, annexé au marché Dong Xuan, couvre une superficie totale de dix mille mètres carrés.
Le marché Dong Xuan vend toutes sortes de marchandises, des plus simples jusqu’aux plus estimées; toutes les denrées et marchandises précieuses, rares, bien appréciées, provenant de toutes les contrées du pays, y sont présentes; étoffes simples, soieries, brocards,velours, légumes, primeurs, poissons, produits aquatiques vivants, crabes de mer, huîtres, homards, ailerons de squales, nids de salanganes, agarics de senteur, pousses de bambous de forêts, fruits des montagnes, fruits des plaines… Un secteur particulier du marché est réservé aux gourmandises; vermicelles au bouillon de poulet, nem, riz gluants, compotes, gâteaux de riz gluant en granules, gâteaux et boulettes en farine de riz cuites et farcies, soupe de riz aux tripes, sang frais avec hachis de tripes coagulé, vermicelles aux escargots, vermicelles aux crabes des champs, pain de riz gluant pilé roulé autour du pâté de viande pilé…
Dans les années trente, la devanture du marché était recouverte de nombreux protège-vents en toiles ou panneaux de bambous tressés. A la nuit tombante, des mendiants, porteurs, enfants sans feux ni lieux… venaient y trouver refuge.
A l’approche de chaque nouvelle année lunaire, le marché Dong Xuan s’anime extraordinairement. Dames et demoiselles peuvent s’y procurer toutes sortes de denrées pour les préparatifs du Têt: vermicelles de Chine, saucissons à la chinoise, pâtés de viandes pilées, confitures de lotus, pousses de bambous séchées,champignons parfumés, champignons noirs…
Le marché Dong Xuan a un passé historique glorieux. Vers la mi-février 1947, les troupes coloniales françaises bombardèrent entièrement toute la superficie du marché, puis mobilisèrent quatre cents légionnaires pour assiéger le marché. Les gardes nationales vietnamiennes et les milices populaires de Hanoi, équipées d’armes rudimentaires: bâtons, couteaux, bouteilles, cimeterres, planches à découper la viande,… menèrent une lutte sans merci pour défendre le marché.
Après la paix, le marché conservait sa forme primitive avec cinq grands compartiments.
Il y a dix ans, le marché Dong Xuan était reconstruit en bâtiment à deux étages. On a conservé du marché ancien une colonne et trois arceaux de la façade en guise de souvenir. En 1994 un effroyable incendie a complètement détruit le marché . Depuis, le marché a de nouveau été reconstruit. On a tiré les leçons des expériences de la précédente construction en créant des espaces libres, de l’aération, et en assurant un système anti-incendie. En décembre 1996, le marché Dong Xuan a été une nouvelle fois inauguré après trois ans de suspension.
Hanoï dispose de beaucoup de marchés de différentes envergures. Ce sont le marché de Hôm, celui la Rue du Cuir, celui de la Porte du Sud, celui des Abricots, celui des Cocos, celui des Pamplemousses, celui de Nga Tu So, et bon nombre de petits marchés sur le pavé, de marchés verts,… Le marché Dong Xuan en est toujours “le Major ” à tous points de vue, tant sur le plan culturel que commercial.
1 novembre 2005
Publié par Le Capitaine dans : Vietnam , ajouter un commetaire
Cette cinquième journée de notre voyage est consacrée à la visite de la ville de Hanoï. Notre hôtel est situé dans le quartier de Ba Dinh entre les grands lacs de l’ouest et le quartier des 36 corporations.
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